«Télétravail», «continuité pédagogique ou administrative» : assez de pression et d’exigences non-réglementaires !

Les exigences de «continuité pédagogique ou administrative» ne peuvent entrer en contradiction avec les mesures de confinement données par le Président de la République et son Premier Ministre.
Le ministre de l’Education nationale a indiqué que les enseignants pourraient se déplacer et assurer des «permanences» pour remettre des documents pédagogiques aux parents qui n’ont pas accès à internet. Il serait demandé aux chefs d’établissement et aux directeurs d’école de signer des attestations de sortie pour ces parents !
Alors que tous les responsables de santé publique préconisent un renforcement des mesures de confinement, alors que les personnels volontaires pour assurer la garde des enfants des soignants demandent le matériel de protection nécessaire, la FNEC FP-FO rappelle que ces injonctions contradictoires ne peuvent revêtir de caractère obligatoire. Les sorties ne peuvent se faire que sur la base du volontariat et dans le respect des consignes sanitaires. La FNEC FP-FO intervient auprès du ministre et invite tous les collègues qui subiraient des pressions à contacter leur syndicat FO.
«Télétravail», «continuité pédagogique ou administrative» : assez d’exigence non-réglementaire
En premier lieu, aucun travail à distance ne peut être envisagé pour les collègues en congé maladie ou en autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants.
De plus, la FNEC FP-FO rappelle que le «télétravail» est encadré par des dispositions règlementaires (décret 2016-151 et arrêté du 6 avril 2018).
L’Introduction du Guide fonction publique du télétravail indique : «Ce mode de travail repose à la fois sur le volontariat et la confiance. C’est une opportunité d’améliorer la qualité de vie au travail et l’efficacité des organisations. Jamais imposé, toujours réversible, le télétravail permet à l’agent de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.»
Il est bien évident qu’aucune de ces dispositions (volontariat, matériel mis à disposition, formation, limitation à 3 jours par semaine, consultation du médecin de prévention pour l’aménagement du poste de travail à domicile…) ne sont respectées dans la situation de crise sanitaire majeure dans laquelle nous nous trouvons.
Les personnels font, en fonction de leur situation, ce qu’ils peuvent !

Lire et/ou télécharger le communiqué FNEC-FP FO

Lettre de la FNEC FP FO au ministre de l'Education nationale...

Monsieur le Ministre,
Dans cette situation inédite de crise sanitaire, la priorité est le renforcement des services publics et la protection des personnels, de leur santé et de leurs droits.
A l’heure où l’on constate les manques de moyens criants dans les hôpitaux, qui conduisent à prendre des mesures extrêmes pour tenter d’éviter l’engorgement, à l’Education nationale, des comités techniques locaux sont consultés, en plein confinement. Monsieur le Ministre, vous devez prendre une mesure d’urgence : l’annulation immédiate de toutes les suppressions de postes prévues à la rentrée. Les demandes de créations de postes et d’ouvertures de classe revendiquées par les personnels avec leurs organisations syndicales doivent être satisfaites.

Lettre de la FNEC FP FO au ministre de l'Education nationale (18 mars 2020)

Mobilisés et toujours aussi déterminés...

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement.
Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes.
C’est la preuve d'un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.
[...]
Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale.
Elles appellent à interpeller les parlementaires.
Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires.
Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

Lire le Communiqué intersyndical...

Retrait du projet Macron-Delevoye !

Jusqu’au retrait du projet Macron-Delevoye !
M. Delevoye, dont il est établi clairement qu’il agissait au compte des assureurs privés, vient de démissionner.
Qu’il parte avec son projet ! C’est ce que des millions exigent depuis le 5 décembre.
Le hold-up qu’entend organiser le gouvernement
Nous le répétons, le véritable but de ce gouvernement est de permettre aux assurances privées et aux fonds de pension de mettre la main sur l'argent de nos retraites. M. Delevoye n'est qu'un lobbyiste à leur service. Et ce gouvernement ne cesse de mentir et de ruser pour servir des intérêts privés. Le premier ministre et son ministre de l’Education nationale mentent lorsqu’ils prétendent que pas un fonctionnaire de l’Education nationale ne perdra avec le régime universel par points.
Il est maintenant connu de tous que la fin du calcul des pensions sur la base de la rémunération des 6 derniers mois aboutirait à des pertes de centaines d’euros de pensions par mois.
▪ Une seconde arnaque, moins mise au jour, nous est donnée par le rapport Delevoye. Ce dernier indique que la part employeur de l’Etat dans le régime universel de retraite serait de 16,872 % du salaire brut des actifs. Or actuellement, en application du Code des pensions, les ministères employeurs contribuent au versement des pensions de retraite à hauteur de 74,28 %.
▪ Prenons l’exemple d’un enseignant qui perçoit un salaire brut mensuel de 2 731,95 €. La contribution employeur pour la pension versée aux retraités est actuellement de 2 029,29 €. Demain avec le régime universel, elle ne serait plus que de 460,93 €. Le gain pour le ministère est donc de 1 568,36 €.
Ainsi, quand le gouvernement parle d’indemnités ou de primes pour les enseignants, cela ne lui coûtera rien, au contraire !
Par ailleurs, il ne donne aucun détail : combien ? pour quels agents ? dans combien de temps ? Ce qui est sûr, c’est qu’il compte remettre en cause les statuts.

Lire le communiqué FNEC FP FO

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