Retrait du projet Macron-Delevoye !

Jusqu’au retrait du projet Macron-Delevoye !
M. Delevoye, dont il est établi clairement qu’il agissait au compte des assureurs privés, vient de démissionner.
Qu’il parte avec son projet ! C’est ce que des millions exigent depuis le 5 décembre.
Le hold-up qu’entend organiser le gouvernement
Nous le répétons, le véritable but de ce gouvernement est de permettre aux assurances privées et aux fonds de pension de mettre la main sur l'argent de nos retraites. M. Delevoye n'est qu'un lobbyiste à leur service. Et ce gouvernement ne cesse de mentir et de ruser pour servir des intérêts privés. Le premier ministre et son ministre de l’Education nationale mentent lorsqu’ils prétendent que pas un fonctionnaire de l’Education nationale ne perdra avec le régime universel par points.
Il est maintenant connu de tous que la fin du calcul des pensions sur la base de la rémunération des 6 derniers mois aboutirait à des pertes de centaines d’euros de pensions par mois.
▪ Une seconde arnaque, moins mise au jour, nous est donnée par le rapport Delevoye. Ce dernier indique que la part employeur de l’Etat dans le régime universel de retraite serait de 16,872 % du salaire brut des actifs. Or actuellement, en application du Code des pensions, les ministères employeurs contribuent au versement des pensions de retraite à hauteur de 74,28 %.
▪ Prenons l’exemple d’un enseignant qui perçoit un salaire brut mensuel de 2 731,95 €. La contribution employeur pour la pension versée aux retraités est actuellement de 2 029,29 €. Demain avec le régime universel, elle ne serait plus que de 460,93 €. Le gain pour le ministère est donc de 1 568,36 €.
Ainsi, quand le gouvernement parle d’indemnités ou de primes pour les enseignants, cela ne lui coûtera rien, au contraire !
Par ailleurs, il ne donne aucun détail : combien ? pour quels agents ? dans combien de temps ? Ce qui est sûr, c’est qu’il compte remettre en cause les statuts.

Lire le communiqué FNEC FP FO

Les regards se tournent vers le 5 décembre !

Jeudi 5 décembre : toutes et tous en grève et dans l’action !
Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.
L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels, montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié-es en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.
Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu-es locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.
Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une 1ère journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019.
Voir et télécharger le communiqué intersyndical

300 € annuels d’augmentation annoncés par le ministre Blanquer : MERCI PATRON !

Quelques jours avant la rentrée scolaire, le ministre Blanquer s’est répandu sur les ondes et les écrans en annonçant pour 2020 que les professeurs engrangeront 300 € bruts d’augmentation « en moyenne ».
Ce qui reviendrait à 25 € par mois, soit 17 € nets, toujours en moyenne.
Le ministre a oublié d’expliquer qu’il s’agit en fait d’un effet retard du protocole PPCR du gouvernement Hollande, protocole dont la mise en oeuvre avait été suspendue pendant une année.

lire le communiqué

Apprentissage versus enseignement professionnel

Ne doit‐on pas constater qu’aujourd’hui, entre l’apprentissage et l’enseignement professionnel
public, l’équilibre fragile qui existait est rompu ? L’apprentissage tel que développé par ce
gouvernement cannibalise tout simplement l’enseignement professionnel public et laïque.
Ainsi la loi pour la « Liberté de choisir son avenir professionnel » marque la reprise par l’Etat du
financement de la formation professionnelle de tous les salariés et prône l’apprentissage. La
création de l’agence France Compétences constitue l’outil de ce financement mais aussi celui de
la certification en habilitant les nouveaux organismes que sont les OPCO. Les régions sont exclues
de l’apprentissage. De nombreux CFA voient leur existence menacée.
Cette loi matérialise la volonté de développement tous azimuts de l’apprentissage. Elle aboutit
aussi à concéder au patronat le contenu des formations et des diplômes réduits à des blocs de
compétences. C’est la destruction des diplômes nationaux et donc des qualifications, en lien
direct avec les ordonnances sur le Code du Travail. La généralisation de l’apprentissage au
détriment de la formation professionnelle sous statut scolaire mettrait des milliers d’élèves sous
la coupe directe des patrons. C’est le bradage de l’enseignement professionnel pour satisfaire
aux besoins du patronat.
Lire et télécharger le communiqué FNEC FP FO

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