FACE À FRANCE COMPÉTENCES, L'ÉDUCATION NATIONALE DOIT RÉAGIR !
Depuis le 1er janvier 2019, « France Compétences » (voir le dernier numéro de notre « AP Magazine ») est devenue la seule instance chargée de la certification. Cela veut dire que n’importe quel diplôme, certificat ou brevet, quelle que soit l’institution, publique ou non, centre de formation ou « école » auto-proclamée, devra être soumis à cette autorité pour être reconnu. Le titre sera alors classé selon une nomenclature européenne qui prévoit un niveau inférieur à notre actuel titre V (CAP), ce que le SNETAA-FO condamne.
Le SNETAA-FO s'inquiète des nouvelles prérogatives attribuées à France Compétences en matière de certification professionnelle. En effet, l’organisme se substitue aux commissions paritaires consultatives (CCP) et à la formation interprofessionnelle (FIP), seules à même de se prononcer jusqu'à maintenant sur l’ouverture, l’aménagement et la disparition des diplômes professionnels. Ensuite, France Compétences décidera aussi à la place des ministères de tutelle, y compris le nôtre, de la validité des diplômes, d’où qu’ils viennent. Enfin, et ce n’est pas la moindre des difficultés, les diplômes seront inévitablement mis en concurrence entre eux ! En effet, un organisme de formation quelconque pourra très bien décider de créer un diplôme que l’Éducation nationale ne propose pas encore, détournant un public que nos LP devraient accueillir, avec toutes les conséquences que cela suppose, notamment sur la gratuité de la scolarité, la sélection des élèves…
Le SNETAA-FO appelle de toute urgence que l’Éducation nationale à relever le défi que représente la création de formations correspondant aux fameux « métiers d’avenir » ! Elle dispose des professeurs compétents et prêts à s’engager dans cette voie : les PLP ! Il y va de la survie de la voie professionnelle initiale, publique et laïque dans nos LP. Les diplômes professionnels doivent rester dans l’École de la République !
LE SNETAA-FO CONTRE LE DISPOSITIF DE «PRÉPA-APPRENTISSAGE» !

La ministre du Travail, va lancer des sections de pré-apprentissage (« prépa-apprentissage ») dès le 1er mars, au sein de CFA couvrant une certaine partie du territoire.
Cela représente un grave danger :
- pour nos lycées professionnels car ce dispositif concurrence directement la « 3e prépa-métiers » (ancienne « 3e prépapro ») ;
- pour les élèves de 3e, à qui l’on fait miroiter un avenir tout tracé dans l’apprentissage alors que cette modalité de formation est contraignante, notamment en raison de l’obligation de détenir un contrat de travail pour être admis comme apprenti. De plus, l’apprentissage ne convient pas à des jeunes de cet âge et les entreprises préfèrent des apprentis plus âgés, déjà formés, donc autonomes ;
- pour l’Éducation nationale toute entière que le ministère du Travail concurrence directement en mettant en œuvre des formations sans détenir les compétences, le savoir-faire et l’expérience des enseignants.
Avec le SNETAA-FO, demandons à la ministre du Travail de mettre fin aux sections de « prépa-apprentissage » !
LE SNETAA - FO RESTE LE PREMIER SYNDICAT DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL

LES PLP ONT RENOUVELE LEUR CONFIANCE
Les élections professionnelles dans la fonction publique sont terminées. Les électeurs ont désigné leurs représentants pour les quatre prochaines années. Les élections du 29 novembre au 6 décembre ont confirmé le SNETAA-FO dans sa position de 1er syndicat de l’enseignement professionnel. C’est vrai dans de nombreuses académies et au niveau national. Le SNETAA-FO reste le premier syndicat de l’Enseignement professionnel dans l’Académie de Besançon en recueillant près de 35 % des suffrages et 4 sièges en CAPA.
LES INFOS DE L'ÉTÉ
Une activité dense et rapide a animé la politique du gouvernement tout au long de l’année. L’Éducation nationale ne fut pas en reste, loin s’en faut ! La trêve estivale ne signe pas pour autant un arrêt dans cette démarche. D’ailleurs, le communiqué de presse du premier ministre diffusé la veille du départ en vacances du gouvernement, le 02 août, témoigne de la volonté de ne pas ralentir dans leur projet de réformes éducatives. S’ajoute au lendemain de cette intervention l’annonce du ministre de l’Éducation nationale de recevoir les syndicats avant la rentrée de septembre afin de clarifier et définir les mesures qui sous-tendent la réforme de l’enseignement professionnel. Le moment pour nous de faire le point en bref sur les derniers thèmes abordés afin de mesurer l’enjeu des dossiers à venir.
RÉFORME DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL : LE SNETAA-FO, MOBILISÉ...
RÉFORME DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL :
LE SNETAA-FO, MOBILISÉ, VIENT DE SE FAIRE ENTENDRE. MAIS TOUT RESTE À FAIRE.
Le Ministre de l’Éducation Nationale vient de faire son annonce quant à sa vision de sa réforme sur l’enseignement professionnel.
Le SNETAA-FO est dans toutes les discussions depuis 6 mois. Il n’a cessé de porter les revendications du terrain pour que « la réforme » que nous réclamons permette à cette voie noble de devenir incontournable pour une réelle émancipation de la jeunesse de notre pays et pour d’autres conditions de travail pour les personnels en souffrance.
Il a fallu batailler ferme, porter des contre-propositions, dénoncer le rapport Calvez-Marcon qui a été « un coup de massue pour l’enseignement professionnel » (cf communiqué du SNETAA du 28 février 2018), déjouer les lobbyistes pédagogistes jusqu’à la dernière heure et demander, dans une lettre ouverte au ministre (cf lettre ouverte de ce samedi 26 mai 2018) de renoncer à en faire des annonces déconnectées du terrain.
LETTRE OUVERTE AU MINISTRE
Monsieur le Ministre,
Le SNETAA-FO, premier syndicat des lycées professionnels, vient de tenir son congrès national où il réunissait
plus de 350 délégués venus de toute la France hexagonale et de tous les territoires d’outre-mer.
Dans le même temps, les discussions avec votre cabinet se sont poursuivies quant à la réforme que vous prévoyiez
d’annoncer ce lundi 28 mai.





















